Pétition des agents du CNC remise à la ministre de la culture

(actualisé le )

La pétition suivante a été signée, entre le jeudi 6 et le mardi 11 (4 jours ouvrables) par 300 agents de l’établissement sur un total de 460. Elle témoigne de la situation sociale profondément dégradée que connaît le centre par suite de pratiques de management très largement en rupture avec les instructions ministérielles. Ces pratiques, qui laissent une trop grande part à l’arbitraire, engendrent depuis des années un fort sentiment d’injustice.

texte de la pétition :

Ces derniers mois les agents ont été informés, le plus souvent par voie de presse, de l’arrivée de personnes extérieures, au statut et à la mission mal définis, selon des méthodes qui manifestent un mépris des procédures de création de poste au CNC (avis du Comité technique, publication d’un avis de vacance, saisine de la commission de recrutement, consultation des élus en Commission consultative paritaire). De plus, ces recrutements saturent le plafond d’emploi et privent les services opérationnels du remplacement de postes vacants.

Les agents signataires demandent l’arrêt immédiat des recrutements « sauvages » et des déplacements imposés. Nous exigeons le respect des procédures de recrutement, de mobilité et d’avancement ainsi que des arbitrages transparents et objectifs sur le remplacement des postes vacants.

Le projet de refonte des grilles indiciaires et indemnitaires n’a pas été présenté aux agents. Cette absence de transparence est due à la volonté de ne pas dévoiler les orientations de l’administration sur le volet indemnitaire du projet. Cette méthode n’est pas acceptable. Tous les agents contractuels seront concernés, et à ce titre ont vocation à être informés de manière précise sur tous les effets du dispositif et l’avancée des négociations avec nos tutelles. En effet, la pénurie de postes entraînant automatiquement une surcharge de travail de plus en plus grande, l’administration veut se donner les moyens de manier la carotte et le bâton pour celles et ceux qui n’accepteraient pas d’être corvéables à merci. Ainsi, ce projet prévoit la possibilité d’impacter directement, à la baisse, la prime d’administration versée mensuellement. Le CNC n’est pas un laboratoire pour expérimenter de nouveaux modes de rémunération légitimant la baisse de salaire de certains agents, alors même que l’érosion du pouvoir d’achat est constatée par tous.

Afin que toute ambiguïté soit levée, nous revendiquons une information claire et loyale sur ce projet crucial. Nous réclamons la mise en œuvre de mesures indispensables et urgentes permettant une progression significative de notre rémunération en rapport avec les exigences et les compétences indispensables pour gérer les nombreux dispositifs et procédures qui ont évolué et prospéré au fil du temps. Nous exigeons que l’administration respecte l’engagement pris lors de la négociation du statut de cantonner la part variable du salaire, au bonus, pour limiter les pratiques opaques et clientélistes et d’éventuelles baisses de rémunération.

Les agents titulaires doivent également faire l’objet d’une attention particulière car leurs carrières sont depuis trop longtemps négligées au CNC. Ils ne doivent pas être les laissés pour compte de ce projet de réforme.

L’ensemble des agents signataires attend une réponse rapide de l’administration avant la fin du mois de février et des engagements précis sur l’adoption de bonnes pratiques et des avancées sur la revalorisation des rémunérations.