Courrier de B. Groison à M. Lebranchu, ministre de la fonction publique

(actualisé le )

L’élection de François Hollande marquera-t-elle une vraie rupture ? Aura-t-on enfin un service public « normal » ?
Vous trouverez ci-dessous le pdf du courrier que la secrétaire générale de la FSU a adressé à la nouvelle ministre de la fonction publique, courrier dont les principaux points sont les suivants :

Ces dernières années ont vu se développer des politiques d’affaiblissement des Services publics et de la Fonction publique.

L’urgence est de sortir du carcan actuel, celui du New-Management Public comme de la RGPP

La FSU est consciente de l’importance des chantiers à venir. Il faut abroger les principales mesures de la loi dite réforme des collectivités territoriales...

Les enjeux sont importants dans les années à venir si l’objectif est de permettre les évolutions nécessaires de la Fonction publique afin de mieux répondre aux besoins des usagers.

Il sera indispensable de travailler sur le rôle et les missions de l’État.

Concernant les agents de la Fonction publique, des questions importantes suscitent une grande attente des personnels et exigent un dialogue social effectif.

Il faut mettre fin au gel des traitements.

Il faut mettre un terme à la précarité dans la fonction publique.

Les logiques du management qui ont prévalu dans la dernière période ont conduit à opposer les personnels au sein des équipes, la logique de la performance qui a prévalu est dangereuse.

Enfin, les personnels de la Fonction publique ont vu leurs missions dévalorisées dans les propos des plus hauts responsables de l’Etat, la réalité de leur travail contestée. Ils ont souffert de ne pas être en mesure de remplir l’intégralité de leurs missions, d’être systématiquement stigmatisés. Ils attendent donc une rupture aussi sur cet aspect. Dans cet esprit, la FSU demande que soit supprimée la journée de carence instaurée dans la fonction publique. Cette mesure symbolique du précédent gouvernement est profondément injuste et totalement inefficace, pénalisante en premier lieu pour les jeunes femmes et les personnels connaissant des problèmes de santé.