Soutien d’archéologues de l’INRAP au SADIL en grève

(actualisé le )

Le jeudi 10 décembre, les archéologues du SADIL (service archéologique de l’Indre-et-Loire) étaient en grève à l’appel du SNUTER (FSU) et de la CGT pour protester contre le non renouvellement des contrats de travail de trois de leurs archéologues. Ils s’étaient rassemblés devant la préfecture à Tours, soutenus également par d’autres collègues travaillant pour le département.

Une douzaine d’archéologues de l’INRAP à Tours, indignés par cette situation les ont rejoint sur place, pour exprimer leur solidarité avec leurs collègues. Ce non renouvellement de contrats, pour des archéologues ayant pourtant travaillé de longues années pour le SADIL, fragilise un peu plus l’ensemble du service public d’archéologie en Indre-et-Loire, déjà bien mis à mal. Le SADIL avait d’ailleurs subi une perte importante de ses effectifs il y a quelques années.

Les archéologues du SADIL et de l’ INRAP travaillent en partenariat, via une convention, sur des opérations d’archéologie préventive, ou sur des projets de recherches programmées. Aussi, la diminution des effectifs du SADIL et la perte de compétences spécifiques ne peuvent qu’être mal vécues par la communauté des archéologues et viennent compromettre leur travail du service public. Lors de l’entrevue avec les représentants du préfet, la délégation représentant le SADIL a d’ailleurs rappelé l’importance du partenariat avec l’INRAP .

Le SNAC-FSU, très présent parmi la délégation de l’ INRAP ne peut que s’inquiéter des difficultés vécues par nos collègues du SADIL. Elles entraînent des répercussions sur nos missions de service public, notamment en ce qui concerne les futurs aménagements qui risquent d’être soumis à des délais d’interventions plus longs, faute de moyens humains adaptés.

Le SNAC-FSU rappelle son attachement au développement d’un véritable pôle de service public de l’archéologie préventive, où services de collectivités territoriales et INRAP ont chacun un rôle à jouer.