Remerciements

Cher.e.s collègues,

Nous arrivons donc au terme d’un nouveau cycle électoral qui a vu une participation en recul par rapport à 2014. Pour notre ministère : 50,02 % contre 59,66 % précédemment.

Certes, la pingrerie ministérielle, qui a décidé de mettre tous les courriers au tarif lent, n’a rien arrangé mais elle ne suffit pas à expliquer une telle baisse de participation, baisse que l’on observe également sur l’ensemble des trois Fonctions publiques (49,9 % contre 52,8 % en 2014).

Dans un tel contexte de recul, les votes qui ont été exprimés par chacun.e d’entre vous ont d’autant plus de sens : 12.847 agent.e.s du ministère de la culture ont fait l’effort d’envoyer leur enveloppe ou de venir voter à l’urne. Nous les en remercions chaleureusement car cela signifie que 12.847 collègues n’ont pas prêté l’oreille à la mauvaise petite musique qui, depuis des années, instille l’idée que les syndicats ne servent à rien, qu’ils ne représentent qu’eux mêmes et qu’il est beaucoup plus efficace de se défendre individuellement.

Cette musique est serinée autant par les gouvernements successifs que par nos propres directions. Les uns comme les autres prétendent valoriser le « dialogue social » mais les uns comme les autres ont pour habitude de ne jamais rien lâcher, de faire semblant de discuter mais de passer en force tout en prétendant avoir « consulté », ce qui est usant pour les collègues qui nous demandent, et à bon droit : « qu’est-ce que vous avez obtenu ? ».

Les syndicats sont des outils de luttes et de revendications qui servent à transformer la colère en programmes et les programmes en action collective. Pour les avoir méprisé comme il a méprisé les autres corps intermédiaire, le pouvoir se trouve aujourd’hui face à une colère qu’il ne comprend pas. A force de prôner un grand marché libre et non faussé, quitte à sacrifier toutes les valeurs de l’Etat social, le néolibéralisme se retrouve aujourd’hui face au grand marché libre et non faussé de la contestation.
On serait tentés de dire, si ce n’était pas si grave : « qu’il se débrouille ». Nous ne le dirons pas car, contrairement à lui, nous ne sommes pas complètement irresponsables et ne pouvons pas nous réjouir de voir un président perdre à ce point les pédales face à des gens en colère qui ont bien des raisons d’être en colère.

12.847 collègues de la culture ont voté, cela signifie en creux que 11.505 ne l’ont pas fait (sans doute faut-il déduire les victimes de la pingrerie citée plus haut mais quand même). A ces collègues, il faut redire qu’un syndicat n’est pas un vestige du passé, ni un service social, ni surtout une mafia : un syndicat est une association de salarié.e.s (chez nous : d’agent.e.s) qui permet de porter collectivement des exigences pour améliorer nos conditions de travail et nos rémunérations, pour faire respecter nos métiers et nos missions, et donc peser collectivement face à des hiérarchies et un pouvoir politique qui commencent tout juste et dans le désordre, gilets jaunes obligent, à se rendre compte qu’ils auraient mieux fait de nous écouter plutôt qu’essayer de nous contourner.

Étant une association, un syndicat existe par ses adhérents. Ce sont eux qui, collectivement, fixent sa ligne d’action. Celle de la FSU semble être bien reçue puisque notre score électoral est en (très légère) augmentation au ministère de la culture (de 9,96 % à 10,29%). Aussi, nous remercions les 1252 collègues qui nous ont fait confiance et qui ont porté leurs suffrages sur nos listes et nous les appelons à nous rejoindre et à adhérer, de manière à participer pleinement à la vie du syndicat.