Réforme territoriale de l’Etat. Avant les fusions, le grand dérangement

(actualisé le )

La RéATE (Réforme de l’Administration Territoriale de l’État) est menée aux pas de charge par le gouvernement dans la continuité de la RGPP et de la MAP. Le cadre politique, néolibéral, qui conditionne ces réformes, considère comme non discutables les principes de stabilité budgétaire des traités européens, traités qui imposent, de fait, la récession des services publics et la mise en extinction des fonctionnaires. De là, les baisses de budgets, celles des effectifs, sans compter les transferts de missions au secteur marchand et concurrentiel, tout cela sous le signe de « l’orthodoxie budgétaire ».
Il n’échappe à personne qu’en assumant cette orientation néolibérale, le parti socialiste trahit le vote des électeurs qui l’ont porté au pouvoir et renonce à toute idée de progrès social, d’amélioration des conditions de travail et de rémunération des salariés. Il n’échappe non plus à personne que la mise en œuvre de ladite orientation s’effectue au petit bonheur, sans évaluation des conséquences des précédentes réformes, sans réelles concertations avec les usagers et, surtout, sans associer les personnels et leurs organisations syndicales. Le but n’est pas que ça marche, le but est que ça bouge car, nous dit-on, « il faut bien réformer » et les fonctionnaires, installés dans leurs positions acquises, sont des freins aux « nécessaires réformes ».

Donc, on n’écoute personne, parce qu’il faut que ça avance ! On peut même avoir quelques doutes sur la prise en compte de l’avis de chaque ministre sur la question : garde-à-vous ! c’est l’Intérieur qui commande, l’Intérieur tout seul, avec tout-de-même Bercy pour mettre tout cela en chiffres et Matignon et l’Élysée pour indiquer le nord.

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