Réforme des services centraux et autonomie des établissements publics

La réforme des services centraux se traduit par une
reconcentration des pouvoirs au sein du cabinet,
du secrétariat général et de la direction des Affaires
générales, par l’affaiblissement des directions sectorielles,
dont les liens avec les services déconcentrés
se relâchent. Par exemple, la DAG prend en
charge la tutelle des établissements publics au
détriment des directions de métier, notamment de
la direction des Musées de France pour les grands
musées nationaux. Le sens de cette réforme est la
primauté donnée au pilotage financier, dans le
cadre de la LOLF. Cela se traduit, dans les établissements
publics, par des contrats d’objectifs passés
avec les établissements. Soumis à la nécessité
d’être d’abord rentables, ces derniers ne pourront
que difficilement continuer à assurer leur mission
première de conservation, ainsi que celles d’éducation
et de diffusion nécessaires à l’égal accès de
tous à la culture. Ainsi, la réforme des services centraux
apparaît également soumise à la logique du
MINEFI.