Outils d’information et de vigilance sanitaire pour la période du déconfinement

(actualisé le )

Dans le cadre de la reprise progressive du travail en présentiel et afin de former et d’informer en amont tous les agents, vous trouverez ci-contre deux types de supports d’information :
- les affiches de l’INRS à télécharger, imprimer et afficher dans tous les lieux de travail partagés (en documents joints ci-dessous).
- le lien avec la page de Santé Publique France présentant une grande variété de supports de communication (affiches, communiqués vidéos et communiqués audio).

Sur la question du risque « aérosols », nous ajoutons également deux ressources qui prennent en compte ou informent sur ce risque dit « secondaire » car il est systématiquement sous-estimé (relégué au seul problème du risque transports en commun) par nos tutelles qui s’en tiennent aux recommandations minimales du gouvernement et du ministère de la Santé.

Dans le document mis à jour le 3 avril dernier par l’Association des Ingénieurs et techniciens en Climatique, Ventilation et Froid certaines des conditions de contamination par aérosols sont déjà particulièrement bien exposées. Prenez le temps de lire ce document et pas seulement pour les bâtiments fonctionnant avec une climatisation :

"La voie aérienne d’infection par l’exposition aux aérosols de particules peut exister lorsque certaines conditions sont remplies (par exemple par transport aérien opportuniste) selon la Commission Nationale de la Santé de Chine (résultat non publié). La transmission aéroportée peut être possible, selon les autorités japonaises, dans certaines circonstances. Par exemple, lorsque vous parlez à de nombreuses personnes à une courte distance dans un espace clos, il existe un risque de propager l’infection même sans tousser ni éternuer. Le virus pouvant rester viable dans les aérosols pendant plusieurs heures, la dernière étude a conclu que la transmission des aérosols est plausible. Une autre étude récente qui a analysé les événements de sur-propagation a également montré que les environnements fermés avec une ventilation minimale contribuaient fortement à un nombre élevé d’infections secondaires. Le projet de rapport traitant de la transmission aéroportée conclut que des preuves apparaissent indiquant que le SRAS-CoV-2 est également transmis via les particules aéroportées." (pages 3 et 4).

Depuis début avril les publications scientifiques se multiplient et confirment ce risque dit secondaire de contamination par aérosols. Vous trouverez via cette seconde ressource, le blog du médecin journaliste Marc Gozlan (publié par « Le Monde ») des éléments actualisés. Ce médecin assure une veille sur les publications médicales depuis le début de la crise sanitaire Covid-19 et publie plusieurs articles chaque semaine.

Dans un document tout récent, en date du 25 avril, le Service Interministériel des Archives de France (SIAF) semble enfin commencer à prendre la mesure de ces risques dans la gestion des systèmes de climatisation et dans l’organisation du travail en présentiel dans les locaux confinés de réserves d’Archives. Il sera utile dans toutes les situations de travail en milieu confiné et/ou mal ventilé.

Vraiment trop tardivement, le Haut Conseil de la Santé Publique, par un avis en date du 23 juillet rendu public le 14 août, vient enfin d’entériner le risque de transmission du Covid-19 par aérosols , à la suite de la lettre ouverte adressée par 239 scientifiques de tous pays à l’OMS le 4 juillet dernier et de la saisine du Directeur général de la Santé, le 7 juillet.

Nous continuerons donc à porter nos revendications sur ce risque dans tout le champ ministériel et ce tant que l’ensemble des mesures de prévention n’auront pas été mises en œuvre partout où elles sont nécessaires.

Enfin, étant donné et l’absence à ce jour de remontées ministérielles détaillées (établissement par établissement, site par site et service par service) sur le nombre de cas Covid-19 et les spécificités de cette contagion via des cas peu ou pas symptomatiques donc non diagnostiqués ou testés, nous replaçons ici pour votre information l’avis actualisé du Haut Conseil à la Santé Publique relatif aux signes cliniques d’orientation diagnostique du Covid-19 ainsi que le document Santé Publique France concernant la définition des cas cliniques et des cas contacts.

Il faut lire entre les lignes les implicites du document Santé Publique France pour comprendre que le risque aérosol n’est jamais explicitement cité mais qu’il commence à être un peu mieux pris en compte dans l’identification et donc le suivi des cas contacts en médecine du travail.