Les responsables d’opération dénoncent le manque de moyens de l’archéologie de terrain.

Cette action a été lancée au printemps 2006 pour dénoncer le manque de moyens de l’archéologie préventive. Les lettres des responsables d’opération ont été communiquées au ministre de la Culture lors du CTPM consacré au Patrimoine tenu le 27 avril dernier.

Lettre de refus de désignation en tant que responsable d’opération archéologique : pourquoi et comment

Dans le contexte de crise que traverse l’institut, et à la suite de l’initiative des archéologues des régions Nord et Picardie, l’intersyndicale (CGT, Snac-FSU, CFDT, Sud culture) propose que les responsables d’opérations CDI signent individuellement une lettre à l’adresse du Ministre de la Culture.

Par cette lettre, les responsables d’opération signataires dénoncent leurs conditions d’exercice actuelles et le manque de moyens pour mener à bien leurs missions.
Ils annoncent ainsi que si aucune solution ne peut être trouvée d’ici le 27 avril, ils refuseront à partir de cette date tout désignation en tant que responsable d’opération archéologique (diagnostic et fouille).

Il s’agit bien entendu d’une position de principe, que l’on soit susceptible ou non d’avoir des chantiers qui commenceraient après le 27 avril.

Cette lettre est un ultimatum que l’on adresse au Ministère et qui sert aussi notre cause en interne.
En effet, on a trop souvent l’impression que la direction générale oublie que nous sommes un institut opérateur et que l’activité de terrain est l’objet même de notre existence. Tout repose sur l’opérationnel et sur la capacité des responsables d’opération à assumer leur mission.

La tendance actuelle est que l’institut se repose sur eux pour qu’ils assument surtout le manque de moyens attribués, alors que les attentes scientifiques des services de l’Etat s’affinent.

Ce sont donc aux responsables d’opération de jouer constamment au grand écart entre ces deux paramètres, sans parler de leur ressenti et de leur propres "ambitions "scientifiques.

A trop accepter de mener nos missions dans ces conditions, on crée des amertumes, des lassitudes et des comportements automatiques bien loin des considérations scientifiques qui devraient motiver nos travaux. On participe donc à la perte de crédibilité scientifique de l’institut.

C’est pour ça que cette lettre est importante pour que tous, au Ministère comme à la direction générale, se rendent compte que l’institut ne fonctionne que grâce à l’implication de ses agents.

Cette action n’aura pas de poids si elle n’est pas massivement suivie. La grande majorité des responsables d’opération en Nord, en Picardie et en Centre ont déjà signé. Nos collègues du Limousin et de Poitou commencent aussi à signer la lettre.

Signez la aussi et faites passer le message.