Le Village des Archéologues en Lutte

(actualisé le )

Action de l’intersyndicale du service public de l’archéologie en grève

Pour du salaire, des emplois et du respect !

Palais Royal 16 juin 2022

Intersyndicale CNT - CGT - FSU - SUD


La destruction d’un site archéologique, c’est une perte de connaissances scientifiques et historiques irrémédiable. L’Institut National de recherches archéologiques préventives (Inrap) et les services régionaux d’archéologie (SRA) assurent la sauvegarde par l’étude scientifique des vestiges menacés par les opérations d’aménagement du territoire.
Aujourd’hui, jeudi 16 juin, le service public d’archéologie était en grève et en action au Palais Royal.

Emploi, carrière et précarité.

La première génération d’archéologues préventifs professionnels est en train de partir en retraite. Le chantier « Emploi » en archéologie est prioritaire et constitue aujourd’hui une question de survie pour tout le dispositif d’archéologie préventive. En l’absence d’un plan de recrutement, tenant compte des besoins et des très nombreux départs à la retraite, le recours à l’emploi CDD est devenu le mal structurel. Nous exigeons le relèvement du plafond d’emploi de l’Inrap et un plan d’action pluriannuel urgent sur l’emploi pour assurer la transition générationnelle et la transmission des compétences, en résorbant la précarité !
Nous exigeons des recrutements et promotions annuels à l’Inrap comme dans les SRA pour permettre, outre la simple réalisation des missions, la promotion des agents et la revitalisation des corps de recherche au sein des SRA.

Des salaires indignes !

À l’Inrap, où les grilles salariales n’ont pas été revalorisées depuis 2002, les salaires sont parmi les plus bas du ministère de la Culture. Triste record, quand on sait que les collègues qui entrent en catégorie 2, échelon 1 ne touchent même pas le SMIC, que le nombre de travailleurs pauvres ne cesse d’augmenter et que l’ensemble des agents voient leurs rémunérations plonger inexorablement vers le salaire minimum. Après avoir âprement négocié une revalorisation salariale sur 3 ans, les agents attendent toujours la reprise de la concertation sur les étapes de 2023 et 2024. La deuxième étape qui porte sur la grille indiciaire est fortement attendue par les personnels de l’Inrap. L’alignement de leur rémunération sur celle des agents du ministère nécessiterait une revalorisation de plusieurs centaines d’euros par mois pour l’ensemble des catégories.
Mais le Ministère ne donne aucun signe de vie !

Sortir des managements toxiques à l’Inrap !

À l’Inrap, de nombreuses mobilisations de dernières année ont permis d’attirer l’attention du ministère sur les difficultés du dialogue social et les attaques sur les droits individuels et collectifs. Malgré trois demandes d’inspection adressées à la ministre, par les représentants du personnel, après interruption de plus d’un an des instances centrales, rien ne change ! Cette situation satisfait visiblement le ministère qui travaille discrètement à une réécriture du code du patrimoine pour reconduire l’actuel directeur au-delà de la fin de son mandat. Que faut-il pour être entendu ? Le principe d’autonomie de gestion des établissements ne doit pas être une licence pour s’essuyer les pieds sur les personnels et s’affranchir des cadres réglementaires !

Le respect n’est pas une option ! Nous exigeons un changement total de gouvernance de l’Institut pour sortir des managements toxiques, dans lesquels les agents de l’établissement s’asphyxient depuis des années

Télécharger les panneaux du Village des archéologues en lutte

- Archéologie et concurrence
- Ce qu’on appelle modèle social à l’Inrap
- La question du salaire
- Nous fouillions c’est de l’Histoire ancienne 1
- Nous fouillions c’est de l’Histoire ancienne 2
- Paléolithique et aménagement du territoire : un lien continu
- La préhistoire, un passé sans frontières
- Trou de poteau, kezako ?
- La xylologie à Chelles