La grève SNCF et nous, la note ministérielle

Dans un message du 3 avril, le SNAC-FSU demandait à l’administration de donner des instructions permettant de diminuer l’impact des grèves SNCF sur les conditions de vie des agent.e.s qui utilisent le train ou le RER pour se rendre à leur travail.

Lors du CHSCTM du 11 avril nous avons réitéré cette demande, en remarquant au passage une grande diversité d’attitude au niveau des directions d’établissements publics. Certains considéraient que les heures non travaillées dues aux difficultés de transport n’avaient pas à donner lieu à un rattrapage tandis que d’autres ne voulaient rien entendre et laissaient les agents se débrouiller.

Le secrétaire général du ministère s’est dit préoccupé par cette situation et s’est engagé à donner des instructions valables sur l’ensemble de la sphère ministérielle, établissements publics compris.

C’est chose faite et nous l’en remercions.

Nous notons notamment que "Les agents qui ont pu rejoindre leur lieu de travail, mais avec retard du fait des difficultés de transport, ne sont pas soumis à une obligation de récupération horaire. Quelle que soit l’heure d’arrivée d’une part ou de départ d’autre part des agents, ces derniers sont réputés avoir rempli leurs obligations de service".

Les services ou établissements qui se réfugient derrière des systèmes de contrôle du temps de travail (pointeuses ou autres) pour faire pression sur leur personnel sont donc prier de se calmer.

Le problème demeure entier dans le cas des fermetures de lignes qui occasionnent une impossibilité absolue de se déplacer. 36 jours de grève ont été déposés et on ne peut pas, comme nous le disions le 3 avril, demander aux agents de poser 36 jours de RTT ou d’engloutir leurs congés annuels.

A cet égard, un peu d’imagination de la part des directions ne serait donc pas du luxe.

Pour consulter la note d’Hervé Barbaret, cliquez ici