La casse des DRAC

(actualisé le )

Les personnels des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ont entamé avant l’été un mouvement revendicatif qui est en train de s’organiser dans la durée.

Les DRAC constituent un outil majeur de la politique de démocratisation de la culture, mission fondamentale du MCC, car leur action garantit une égalité des normes sur le territoire national, condition indispensable pour que la décentralisation culturelle produise un maillage et non un éclatement, tant dans le domaine des patrimoines que dans celui des enseignements ou de la création artistique

Or, les DRAC, dans le contexte de la RGPP, n’ont plus les moyens de leur missions, de récentes coupes claires dans leurs effectifs (10% en trois ans) s’ajoutent à des transferts de responsabilités aux Collectivités Locales (l’Inventaire général, Monuments Historiques, Maîtrise d’Ouvrage ...), à une dégradation des conditions de travail (raccourcissement des délais d’instruction des dossiers liés à l’archéologie préventive - Plan Devedjian ; Mise en place de chaotique du système de gestion « Chorus »...) et aux attaques parlementaires sur la l’opportunité de leurs expertises ( projet de suppression de l’avis conforme des architectes urbanistes de l’Etat dans les zones de protection du Patrimoine - Rapport du Sénateur Doligé...).

Cette évolution inquiétante s’opère dans le cadre de la RéATE où les DRAC, moins liées aux services centraux du MCC, sont désormais placées sous l’autorité directe des Préfets de région (« pour une meilleur application des directives Gouvernementales » !), et où une partie des tâches et des effectifs vient d’être mutualisée avec les autres services territoriaux de l’Etat principalement dans le cadre des plate-formes « Chorus ».