Et maintenant, on fait quoi ?

Et maintenant, on fait quoi ?

Le couperet est tombé sur l’interrégion Centre Ile-de-France sous la forme d’une note de la Direction Générale. L’interrégion a dépassé son quota de CDD autorisé, alors la Direction Générale lui refuse l’embauche d’agents CDD nécessaires pour réaliser les opérations engagées pour la fin de l’année.
Cette nouvelle ne nous surprend aucunement, nous avions au début du mois de juillet alerté la direction sur :
 l’insuffisance des moyens accordés à l’interrégion au regard des dossiers en cours et notamment l’A19
 l’arrivée d’une nouvelle crise en automne, s’il n’y avait l’embauche rapide des 24 CDI promis par le Ministre de la Culture et l’apport de 85 CDD supplémentaires dans les régions en crise.
Nous demandions un rendez-vous rapide... nous l’attendons encore !

Chronique d’une crise annoncée

Avoir raison ne donne pas satisfaction : le constat reste amer.

Comme nous l’avions écrit le 20 mars dernier à la directrice générale, sur les 234,2 ETP CDI notifiés en CIF à l’opérationnel en 2006, seuls 206,55 y sont réellement affectés sans compter les congés longue maladie et les congés parentaux potentiels. On se retrouve donc dans une situation kafkaïenne où l’interdiction qui est faite à la Dir. CIF de dépasser son budget de CDD autorisés la condamne à ne pas pouvoir utiliser la totalité des jours/homme opérationnels qui lui ont été accordés au budget 2006. En clair, la somme des jours/homme CDI opérationnels réellement présents et des jours/homme CDD opérationnels est inférieure au nombre de jours/homme opérationnels accordés au budget 2006 !

Malgré nos nombreuses demandes, nous n’avons toujours pas vu l’ombre d’un calendrier de plan de recrutement alors même qu’un projet intersyndical de processus de recrutement a été fourni à la direction le 3 juillet. Ce constat est d’autant plus amer que la Direction Générale s’est montrée beaucoup plus rapide pour l’embauche de ses « missi -dominici » (chargés de missions territoriaux). Et l’amertume est plus vive encore, quand on découvre qu’ils ont été embauchés en CDI ... !

Que font-ils donc ?

Une simple note de restriction des embauches de CDD nous paraît une réponse pour le moins économe aux problèmes qui vont survenir.
Des problèmes humains évidents, tout d’abord, pour les CDD qui ne verront pas leurs contrats renouvelés, alors même qu’ils sont nécessaires à la bonne marche de l’institut depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs l’INRAP qui devra payer leurs indemnités chômage.
Des problèmes de terrain, puisque l’INRAP ne pourra pas réaliser les fouilles qu’elle s’est pourtant engagée à conduire. C’est prendre le risque de faire exploser plusieurs quelques bombes politiques, telles que l’A19, la RN 154, Chelles... Ces sites seront-ils détruits sans qu’on les étudie ?

Enfin, le non-recrutement des 24 CDI et le non remplacement des postes laissés vacants risquent de nous coûter cher lors de la négociation du budget 2007. On ne voit pas pourquoi Bercy accorderait des moyens humains supplémentaires à un établissement qui n’a pas été capable d’embaucher les 24 CDI qu’on lui avait accordés au mois d’avril.

Alors, oui, on fait quoi maintenant ?

Nous exigeons l’ouverture en urgence d’un plan de recrutement des 24 CDI et le pourvoi des postes vacants, l’autorisation d’embauche de CDD pour assurer les engagements de l’INRAP, un budget 2007 en cohérence avec les ambitions scientifiques de l’établissement.

Nous appelons les agents de l’INRAP à rester vigilants face à l’évolution de la situation.