Déclaration du SNAC-FSU au CTM du 15 décembre 2015

(actualisé le )

Réforme territoriale et fusion des DRAC
Une mise en œuvre approximative, un danger pour l’avenir des DRAC

A quelques jours de l’échéance de la fusion des régions (et donc des DRAC), nous dénonçons, encore une fois, une méthode dangereuse et une mise en œuvre approximative de cette réforme.

Au lieu de partir des missions, et donc des besoins en personnel pour les accomplir, le choix a été fait de partir des besoins des directions, des SG, pour aboutir, in fine , à l’organisation des autres services avec ce qui restera en moyens humains disponibles, fin 2018, dans un contexte de réduction de personnel annoncé. Nous savions que la revue des missions n’était destinée qu’à occuper les agents le temps d’organiser ce vaste plan social des DRAC, en voilà la confirmation.

L’étude « d’accompagnement RH » souligne bien que ces fusions vont générer des tensions entre les équipes, du stress pour les agents et une surcharge de travail pour tous. Nous tenons à rappeler que les agents des DRAC sont très attachés à leurs missions et au service rendu aux partenaires.

Il y a une inquiétude légitime des agents liée aux réductions de personnel en DRAC, bien plus que celle liée aux organigrammes. Comment assurer la même qualité dans l’exercice des missions, avec des schémas d’organisation complexes, voire inopérants, avec des équipes de directions pléthoriques et, plus grave, avec toujours moins d’agents dans les services métiers ?

Nous demandons donc du ministère un engagement formel sur le maintien des plafonds d’emploi dans les DRAC fusionnées pour la période 2017-2019.

Sans engagement sur le maintien des emplois, accepter la mise en œuvre de cette
réforme revient à signer un chèque en blanc.

Sans engagement sur le maintien des emplois, accepter cette réforme, c’est valider un
plan social dangereux, et en particulier dangereux pour les politiques culturelles.

Sans engagement sur le maintien des emplois, accepter cette réforme, cela revient à
accepter la fragilisation des DRAC, et donc le risque de leur disparition.