Courrier à la secrétaire générale du ministère à propos de l’INRAP dans la phase post Covid

Madame la Secrétaire Générale,

Entre le 15 et le 18 juin, les directions de l’Inrap ont averti par courriel tous leurs agents de leur situation administrative à partir du 22 juin. Le travail en présentiel redevient la norme. Elles ont signifié la fin de la possibilité de recours à l’ASA Covid même pour les personnes à risque Covid et les parents d’enfants de moins de seize ans dont l’école ne reprendrait pas sur le reste de la période scolaire. Les directions ont averti, avec quelques nuances dans l’expression, que les agents sans solution de garde devaient se placer en congés ou en ASA « enfants malades ». Soulignons que les agents n’ont que six jours par an pour ce type de congés et dans une direction (Grand-Est) il a même été spécifié qu’il faudrait fournir le « certificat médical » ad-hoc. De nombreux parents sont inquiets et nous ont signalé qu’il n’y avait pas de place pour tous leurs enfants, à temps plein, en milieu scolaire.

Pour certains, leurs droits à congés sont déjà bien entamés après les congés obligatoires qui ont fortement impacté les agents, notamment ceux sans télétravail (solde des congés réduit par les congés imposés par l’ordonnance et la déduction des RTT liée au placement en ASA). En effet, contrairement aux préconisations du ministère de la Culture en la matière, les agents Inrap n’ont pas été placés préférentiellement en télétravail pendant le confinement, mais une forte proportion a été placée en ASA.

Par ailleurs, depuis début mai, la direction de l’Inrap refuse de placer les personnes à risque Covid en ASA. Les courriels des directeurs mentionnés ci-dessus viennent juste d’ouvrir la possibilité de télétravail pour raisons médicales, sans laisser la possibilité d’être placé en ASA (après plusieurs semaines de confinement, les « missions » possibles en télétravail sont parfois épuisées pour certaines catégories de personnel et aucune mission de remplacement ne leur est proposée en ce sens). La direction générale renvoie les agents à une demande de placement en arrêt maladie.

Le ministère de la Culture a réaffirmé, lors du CHSCTM du 17 juin, que les ASA seraient maintenues pour les agents fragiles et les gardes d’enfants, sans qu’un terme soit posé à cette situation si le télétravail n’était pas possible.
Pourquoi les agents de l’Inrap n’auraient-t-ils pas droit à ces possibilités ?

Nous signalons qu’il n’y a toujours aucun télétravail officiel à l’Inrap, excepté pour raisons médicales. La direction de l’Inrap déclare que les organisations syndicales ont refusé les réunions sur le sujet à l’automne 2019, or ce refus de siéger n’a jamais concerné aucune proposition de concertation sur le télétravail (les organisations syndicales ont honoré la dernière réunion sur ce thème en septembre 2019). La DRH devait proposer une date au début de l’année 2020 mais aucun calendrier n’a jamais mis ce sujet à l’ordre du jour. Même la demande conjointe majoritaire d’inscription d’un point « calendrier de mise en place du télétravail » au CT central du 3 juin a été refusée par le président de l’Inrap.

Nous vous prions de bien vouloir intervenir afin que les agents de cet établissement public puissent avoir le sentiment d’appartenir pleinement au ministère de la Culture.

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