CNC : La vengeance dans la peau

(actualisé le )

Cher.e.s collègues,

Nous avons eu l’occasion de vous alerter sur la situation du service laboratoire/restauration à Bois d’Arcy, en communicant grâce à un tract. Cette diffusion le 30 janvier, jour des vœux, a généré une réaction quasi immédiate de l’administration.

Nous nous attendions à une rencontre avec Madame la secrétaire générale pour nous annoncer que la souffrance de tout le collectif de travail concerné allait faire l’objet d’une réelle prise en compte et que des décisions adaptées allaient être prises après consultation des membres du CHSCT, pour mettre un terme à cette situation, après bientôt une année.

Nous avons bien reçu une réponse de Madame la secrétaire générale, mais pas exactement celle que les agents de Bois d’Arcy et notre section étaient en droit d’attendre :

Votre organisation syndicale a procédé à la distribution d’un tract le 30/01/2020.
Selon la note ministérielle du 26/04/2017, la distribution de ce type de documents ne peut être réalisée que dans le cadre d’une décharge d’activité de service ou d’un crédit d’heures prévu par l’article 16 du décret 82-447 modifié.

Aucune décharge ni aucune heure de crédit n’a été demandée pour Mme X, Monsieur Y et Monsieur Z pour la journée du 30/01/2020.
Aussi je vous remercie de procéder à la régularisation de la situation de ces agents dans les meilleurs délais.

Cordialement.
Leslie Thomas
Secrétaire Générale du CNC

Cette attitude est révélatrice de l’état d’esprit de nos interlocuteurs en matière de dialogue social, centrer le débat sur la forme ou un détail pour mieux ignorer le fond. Ce message a quand même une vertu, celle de nous confirmer qu’une force de réaction rapide existe au 8éme étage, avec une question qui reste en suspens : Est-elle au service de l’intérêt général et de la santé physique et mentale des agents ?

Le collectif de travail peut toujours désespérer de voir le bout d’un début de résolution. En attendant, les agents peuvent consulter le corps médical pour évaluer les dégâts occasionnés et faire prospérer l’industrie pharmaceutique. Les arrêts de travail à répétition permettent, certes, de s’éloigner un temps de l’environnement toxique dénoncé depuis mai 2019, mais rien n’est réglé au fond. Vider progressivement le service de ses agents pour justifier la fermeture définitive du laboratoire et la perte de tout le savoir-faire, est-ce l’objectif ?

Pourtant, notre section, à l’occasion du discours des vœux, se réjouissait de paroles encourageantes et de l’ouverture affichée par notre président, permettant d’envisager un retour à un dialogue social apaisé et constructif.
Cette volonté affichée ne serait-elle pas partagée par tous ?

Nous réitérons notre demande déjà formulée au président (cf : tract « Les bonnes manières ») de se rendre sur le site de Bois d’Arcy pour rencontrer le collectif de travail en souffrance afin de sortir rapidement de cette situation par le haut.