C’est la rentrée ... météo-libérale

(actualisé le )

Chers collègues,

Après un été pourri, voici le temps de la reprise.
Souhaitons-nous une bonne rentrée et une ambiance de travail plus clémente que la météo du mois d’août.

Septembre apporte un nouveau gouvernement d’où sont exclues toutes les voix discordantes.

La France est un pays étonnant, où il n’est même plus besoin de passer aux urnes pour virer à droite.
Bienvenu, donc, dans un monde entièrement libéral où le pouvoir met toutes ses billes sur l’entreprise et tente de nous faire croire que les patrons, reconnaissants, vont se mettre à créer des emplois.

Ce remaniement flash touche la culture. Notre ministère demeure un ministère, c’est déjà ça, mais quel ministère ? Avec un nouveau directeur de cabinet issu de l’audiovisuel et une ministre championne de l’économie numérique, le pan « média et industries culturelles » semble avoir de beaux jours devant lui. Mais que vont devenir les autres domaines du champ culturel ?

Que vont devenir les dossiers dont on nous dit depuis deux ans qu’ils sont « suivis personnellement par la ministre » ?
- la loi création et la loi patrimoine
- l’éducation artistique et culturelle
...

Que vont devenir les engagements pris par Aurélie Filippetti, en particulier vis-à-vis des personnels ?
- la revalorisation de la filière administrative
- l’alignement des rémunérations des agents du MCC sur celui des autres ministères
- la possibilité pour les agents de catégorie C qui passent un concours B d’être nommés sur place
...

Que vont devenir les DRAC, mises en cause politiquement par l’ARF, tiraillées entre les préfets et les collectivités territoriales ?
Que va devenir l’archéologie préventive, vendue aux appétits du privé avec la bénédiction du ministère ?
Que vont devenir les établissements publics, dont on nous promettait une reprise en main par la tutelle ?

Plus globalement : de quel projet Fleur Pellerin, ministre d’un gouvernement libéral, est-elle porteuse pour le service public culturel ?
Quelle politique culturelle peut-elle et veut-elle mettre en œuvre, et avec quels moyens ?
Quels engagements est-elle prête à prendre à l’égard des personnels, que ce soit en terme de rémunérations, d’emploi, de missions et de conditions de travail ?

Pour évoquer ces questions, le SNAC-FSU demande au plus vite une entrevue à la nouvelle ministre.