Bonne année 2018 à tous et toutes

(actualisé le )

Cher.e.s collègues,

En cette rentrée, rêvons encore un peu et souhaitons, avant sans doute d’être déçus mais tout de même, que l’année 2018 soit un peu différente de l’année 2017, qu’elle soit mieux que l’année 2017, et par exemple :

- que l’importance de nos missions et de nos métiers soit reconnue par ceux qui dirigent ce pays
- qu’on reconnaisse notre implication autrement qu’en paroles
- qu’on nous rémunère correctement
- qu’on arrête de chercher à nous diviser en introduisant des inégalités là où il n’y en avait pas avant (ah, le RIFSEEP !)
- qu’on arrête de nous prendre pour des billes en faisant passer des contraintes pour des droits (le « droit » à l’évaluation, le « droit » à la discrétion professionnelle)
- qu’on arrête de nous décimer, année après année, à coup de « non remplacements » par ci, de « licenciements propres » par là
- que ceux et celles qui nous dirigent donnent un peu moins l’impression de s’occuper exclusivement de leurs carrières et s’occupent un peu plus de nous
- que ce ministère arrête de se comporter comme un canard sans tête
etc., etc.

2017 fut une année d’élections navrantes où nous avons dû choisir entre le pire et le moins pire. Choisissant le moins pire (ouf !), nous avons intronisé un monarque énarque qui n’a d’inclination ni aux questions sociales ni au service public.

2018 sera aussi une année d’élections, plus modestes certes mais plus près de nous, plus engageantes aussi puisqu’il s’agit du référendum de représentativité syndicale au cours duquel vous aurez à choisir entre cinq ou six syndicats, tous plus sympathiques et dynamiques les uns que les autres.

En tout cas on peut souhaiter, et cette fois avec de bonnes chances d’avoir raison, que la campagne syndicale se déroule en mode nettement moins dégradé que ne fut la campagne présidentielle et que, en lieu et place d’un débat de second tour qui a vu l’affrontement d’un troll et d’un techno, on puisse, à l’occasion de cette campagne, faire porter le débat sur les vrais problèmes qui se posent au service public culturel et à ses agents.

Et en attendant :
Bonne année à tous et toutes !