Beaux Arts de Paris : c’est ouvert si vous payez !

A l’heure où la situation sanitaire dans le pays demeure critique et continue d’avoir de lourdes conséquences sur les activités pédagogiques des Beaux-Arts de Paris, la décision d’ouvrir la Nouvelle Académie des Beaux-arts – cours de pratique artistique payants destinés aux amateurs – le 25 janvier serait irresponsable, choquante, et révélatrice d’une profonde injustice.

Irresponsable, car cette décision aurait pour effet d’accroître la circulation et l’interaction des personnes au moment même où toutes les autorités sont soucieuses de les limiter, dans l’objectif d’atténuer la circulation du virus.

Choquante, vis-à-vis des étudiants lourdement entravés dans l’exercice de leur apprentissage, dont certains sont en outre victimes de décrochage psychologique et économique, malgré les efforts réels des services et des professeurs pour assurer la continuité pédagogique, les aider et les accompagner, à la fois à distance mais aussi sur site, dans des conditions validées par le CHSCT local.

Injuste enfin, car il s’avère que la masse d’investissement pour ces cours amateurs se fait au détriment de services qui ont participé au maintien des activités pédagogiques durant le confinement, assurant, même de manière dégradée, la mission essentielle de l’école. Les crédits pour les moniteurs étudiants sont appelés ainsi à fortement diminuer, asséchant en outre davantage l’opportunité pour certains d’entre eux de subvenir à leurs besoins.

Le SNAC-FSU appelle au maintien du protocole établi par le plan de continuité d’activité (PCA) qui implique l’exclusion du site de tous les usagers autres que les étudiants et les personnels de l’établissement.

Tant que les étudiants seront contraints par les mesures sanitaires à réduire leur présence sur site, le SNAC-FSU demande la fermeture des expositions et des cours amateurs.

Le SNAC-FSU demande en outre le maintien des crédits de vacations pour les services ayant assuré la continuité pédagogique durant le confinement, et dénonce le développement excessif des activités visant au développement des ressources propres aux dépens des missions prioritaires et essentielles.

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