Augmentation de la CSG et report de la mise en oeuvre des mesures PPCR en 2018 Les conséquences de l’austérité pour les agents titulaires et contractuels du Ministère de la Culture.

Parmi les annonces de cette rentrée placée sous le signe de l’austérité salariale, de la baisse des effectifs et de la mise en place d’une « action publique 2022 », l’augmentation de la CSG et le report de la mise en œuvre du Parcours Professionnel, Carrières, Rémunérations des titulaires vont avoir un impact direct sur votre rémunération dès janvier 2018.

La compensation de l’augmentation de la CGS a fait l’objet de négociations dont vous trouverez ci-joint le détail (CR des groupes de travail et positionnement de la FSU).

Quant au nouveau calendrier PPCR, vous le trouverez également en pièce jointe.

Nous en résumons les fâcheuses conséquences sur le déroulé des fins de carrière des titulaires.

L’augmentation de la Contribution Sociale Généralisée.

Cette augmentation de 1,7 point au 1er janvier 2018 ne sera pas compensée pour les retraité.es. Cette déconvenue, qui vient s’ajouter à une situation de gel des pensions pour 2018, inverse non seulement les promesses électorales d’amélioration du pouvoir d’achat et de baisse des cotisations, mais même celles d’une sauvegarde de ce pouvoir d’achat.

Pour les actif.ve.s, la compensation se fera sous la forme d’une indemnité obligatoire versée mensuellement à tou.te.s les agent.e.s des fonctions publiques, y compris les personnels entrant à partir du 1er janvier 2018. Le référentiel de calcul de cette indemnité compensatoire est le revenu annuel brut 2017 pour les agent.e.s en poste et le premier mois pour les entrant.e.s. Véritable usine à gaz dont vous trouverez le détail dans le CR mentionné, elle sera révisée au 1er janvier 2019 mais aucun engagement n’est pris au-delà. Les situations de retours de congés et les temps partiels de l’année N-1 ont été évoqués et des assurances énoncées : une nouvelle formulation a été présentée avant le vote.

Les contractuel.le.s quant à eux.elles, verront disparaître leurs cotisations versées au titre de l’assurance maladie, ce qui leur assurera une compensation quasi intégrale.

Le report d’un an du calendrier PPCR des titulaires.

Pour tous ceux et celles qui sont près de faire valoir leur droit à la retraite, c’est une douche froide. L’accès aux échelons terminaux ajoutés par les mesures PPCR est compromis, à moins de prolonger son activité d’un à trois ans.

Pour les corps de catégorie C, la situation est particulièrement défavorable, puisque le ré-échelonnement indiciaire s’étalait sur 4 ans, de 2017 à 2020. Les 3 dernières années de revalorisation sont donc reportées à 2019, 2020 et 2021.

Les catégories B attendront 2019 pour la troisième et dernière tranche de revalorisation indiciaire tandis que les catégories A patienteront jusqu’en 2020 pour leur deuxième et dernière tranche.

Dans ce contexte d’austérité touchant les catégories les plus fragiles, auquel s’est ajoutée l’annonce de 160 postes supprimés en 2018 et la nomination imminente d’un haut fonctionnaire dévoué à l’"action publique 2022", il ne nous reste plus qu’à répondre positivement à la mobilisation interprofessionnelle et à descendre dans la rue le 16 novembre prochain !