Au CNC : dialogue de sourds sur déménagement bâclé, comme d’habitude

FSU - UNSA

COMPTE RENDU DE L’HEURE MENSUELLE D’INFORMATION DU 30/01/2018

Les agents présents, en nombre, ne sont pas satisfaits des réponses de l’administration à leurs revendications formulées lors de l’HMI précédente du 27 novembre 2017. Ce dialogue de sourds doit cesser et l’administration ne doit pas persister dans sa politique du fait accompli sur le dossier Raspail ou la Gestion du temps de travail (GTT), présentée aux vœux comme un progrès social.

1 Les personnels réunis en AG demandent à l’administration l’arrêt immédiat de l’expérimentation de la GTT, après 5 mois de volontariat contraint pour un certain nombre d’agents. Les représentants du personnel exigent le bilan de cette expérimentation, une étude d’impact et l’ouverture d’une véritable négociation sur ce projet qui dans l’état actuel est une véritable régression sociale. Nous engageons les agents concernés, à cesser cette expérimentation, dès réception de ce message et à nous le signaler par retour en répondant à ce courriel.
Adoption à l’unanimité des présents

NB : Un décompte anonyme des agents arrêtant ce test, grâce à vos réponses sera publié à intervalles réguliers. En cas de pression de votre hiérarchie, merci de nous en informer.

2 Les personnels réunis en AG constatent que la communication du micro-zoning et la participation des agents aux discussions sur la répartition par bureau et emplacement n’a pas eu lieu dans la grande majorité des services. Cette situation est contraire aux engagements de l’administration. Les agents exigent la mise en débat immédiate, dans chaque service, du micro-zoning.
Adoption à l’unanimité des présents

3 Les personnels réunis en AG rappellent l’exigence d’un aménagement des locaux qui respecte les préconisations du médecin de prévention et de l’ISST (inspecteur santé sécurité au travail du Ministère), ainsi que les préconisations en matière de conception des postes de travail et d’implantation par rapport à la lumière naturelle.
Adoption à l’unanimité des présents

Les choix de l’administration contraires aux recommandations en la matière sont incompréhensibles et susceptibles de porter atteinte à la santé des agents. Le positionnement des bureaux doit pouvoir être adapté. Le choix de la localisation du passage des câbles opéré par l’administration, sans aucune concertation, ne peut être opposé aux agents qui n’ont pas à assumer les désagréments qui ne manqueront pas de survenir au quotidien.

4 Les agents rappellent leur demande d’un local adapté (point d’eau, réfrigérateur, micro-ondes, poubelle) pour permettre à ceux qui ne souhaitent pas se rendre tous les jours au restaurant d’entreprise, de consommer sur place des aliments apportés par leur soin. Ce local adapté doit être inclus dans la prestation de ménage.
Adoption à l’unanimité des présents

L’administration a entendu partiellement la demande des agents en mettant à disposition une salle de réunion au 1er sous/sol. Il est important d’adapter cette pièce à sa destination et d’en assurer le maintien en bon état de propreté comme dans le reste du bâtiment.

5 Les agents rappellent leur demande de bureaux limités à quatre agents au maximum.
Adoption à l’unanimité des présents

Au-delà de 4 agents, les conditions de travail, déjà difficiles dans un espace réduit, présenteront une pénibilité quotidienne avec, à terme, des effets nuisibles sur la santé des agents et des risques accrus d’absentéisme. Le manque du nombre de mètres carrés ne doit pas aboutir à offrir aux agents des conditions de travail intenables dans des ersatz d’open-space.

6 Les agents rappellent leur demande de droit d’option sur le choix de la restauration et de la possibilité de conserver leurs titres repas compte tenu du nombre de places restreintes dans le restaurant d’entreprise.
Adoption à l’unanimité des présents

Le nombre de places importantes en mange debout, pour assurer le plus grand nombre de repas possibles, l’affluence prévisible aux heures habituelles de déjeuner sont en contradiction avec le discours de l’administration d’offrir un moment de convivialité aux agents. L’accueil des commissaires ou de visiteurs extérieurs dans l’espace de restauration collective engorgera immanquablement le restaurant d’entreprise. Les agents ne souhaitent pas renoncer à cet acquis social que constituent les chèques déjeuner.

7 Les agents rappellent leur demande d’une imprimante partagée par bureau.
L’importance de l’économie attendue n’a pas été chiffrée et tient plus de l’incantation que d’une réflexion poussée en concertation avec vos représentants. En revanche, la perte de temps et d’énergie, pour récupérer ses impressions ne fait pas de doute. De plus, nous rappelons que rien n’interdit au CNC d’utiliser du papier recyclé pour une partie de ses impressions et de s’inscrire ainsi dans une démarche éco-responsable.

8 Les agents rappellent leur exigence de la mise en place du télétravail très rapidement après l’emménagement à Raspail.
Adoption à l’unanimité des présents

Le télétravail existe au CNC de manière officieuse pour un certain nombre d’agents, des cadres notamment. La volonté de ne pas l’étendre témoigne d’une défiance envers les agents et leur capacité de s’adapter à ces nouveaux modes de travail à distance.

Les agents ont souhaité réaffirmer leurs exigences légitimes car leur message précédent n’a pas été sérieusement pris en compte. Il y a nécessité de rester mobilisés sur toutes ces questions qui engagent durablement notre avenir et notre qualité de vie au travail.

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